Une séance, concrètement
Une séance dure dix minutes, à faire à deux. Tama, une petite boule de soroban, dit la consigne à voix haute. L’enfant pose le nombre sur le boulier, celui de l’écran ou un vrai boulier posé à côté. Après une courte pause, l’application vérifie, et Tama dit ce qui est juste ou quelle tige regarder. À la fin de la séance, une fleur pousse dans le jardin de l’enfant.
La veille, le parent fait la même leçon seul, en trois essais courts, avec une explication écrite pour lui. Il arrive devant son enfant en connaissant déjà le geste.
Les exercices ne sont pas copiés d’un cahier. Un programme les fabrique à chaque séance, si bien que l’enfant ne refait pas la même liste d’un jour à l’autre.
Ce qu'on apprend d'abord
L’étape Éveil apprend à poser et à lire les nombres. D’abord les boules du bas, qui valent un. Puis la boule du haut, qui vaut cinq. Puis deux tiges pour les dizaines, et trois pour les centaines. Elle finit par une épreuve de dix nombres jusqu’à 999, sans horloge.
Le 10e kyu apprend à ajouter et à retirer quand les boules nécessaires sont libres, sur deux tiges puis sur trois. Son épreuve mêle dix additions et soustractions jusqu’à 999.
À la fin de chaque étape, l’enfant reçoit un tampon dans l’application. Ce tampon compte dans Sorotama, pas au Japon. Les étapes suivantes sont en cours d’écriture.
Kyu et dan en deux mots
Kyu et dan sont les mots des arts martiaux japonais pour les niveaux de ceinture. Les examens de soroban les emploient de la même façon.[7] Plus le numéro du kyu est petit, plus le niveau est haut. Le 1er kyu est donc le plus difficile des kyu. Au-dessus viennent les dan, qui montent jusqu’au 10e dan.[1]
À la fédération nationale pour l’éducation au soroban, les kyu vont du 15e au 1er, et les dan d’un niveau « avant le 1er dan » jusqu’au 10e dan.[1] Sorotama commence au 10e kyu, après l’étape Éveil.
Ce que ça change à la maison
Le parcours donne un ordre clair à suivre, dix minutes par jour, sans qu’il faille deviner quoi travailler ensuite. L’Éveil et le 10e kyu sont prêts. Le parcours ouvre bientôt aux familles.
Pour aller plus loin : les examens au Japon
Deux grandes fédérations japonaises font passer leurs propres examens de kyu et de dan.
La fédération nationale pour l’éducation au soroban (全国珠算教育連盟, en anglais The League for Soroban Education of Japan) a été créée le 24 septembre 1953.[2] Elle fait passer des examens de kyu et de dan. Le ministère japonais de l’Éducation parraine ses examens à partir du niveau placé juste avant le 6e kyu.[1]
Le Nihon Shuzan Renmei (日本珠算連盟), une autre fédération japonaise née la même année 1953, fait passer ses propres examens et collabore avec la chambre de commerce et d’industrie du Japon pour les niveaux 1 à 3.[3][4]
La chambre de commerce et d’industrie du Japon (日本商工会議所) a créé son propre système d’examen de soroban en 1931.[5] Le premier examen unifié au niveau national date de 1944.[5] Aujourd’hui, cette chambre fait toujours passer cet examen. Elle le fait trois fois par an, en juin, octobre et février.[6]
D’après le barème publié par la fédération nationale pour l’éducation au soroban, les niveaux 10 à 15 ne comportent qu’une seule épreuve.[1] C’est la lecture de colonnes de chiffres à additionner (見取算), en deux variantes A et B. Au niveau 9, une épreuve de multiplication s’ajoute à cette lecture de colonnes. La division n’apparaît pas encore.[1] Les premiers niveaux portent donc sur des colonnes de nombres à calculer sur le boulier. La multiplication vient ensuite, puis la division.